L’excellence dans le service

L’excellence dans le service

« Tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait » !

Tel était le mot d’ordre de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur, enseignant, prédicateur, civilisateur  alsacien, pendant 59 ans dans l’une des vallées les plus pauvres d’Alsace-Lorraine, le Ban de la Roche, au milieu du 18ème siècle.
Oberlin était un homme de cœur, ayant une grande compassion pour une population défavorisée,

se donnant beaucoup de peine, en plus de son ministère de prédicateur de l’évangile, pour construire des écoles, instruire la jeunesse, enseigner les villageois, élever chacun, au sens le + noble du terme.
Qu’il prêche, enseigne, plante des arbres fruitiers dans son jardin, ou s’en aille la pioche sur l’épaule pour réparer une route, il montrait l’exemple, formait et entraînait avec lui des hommes et des femmes porteurs des mêmes qualités de piété, d’humilité, de sagesse, de droiture, de courage.
Tout ce qu’il faisait, a-t-on retenu de lui, il le faisait pour enseigner à ceux qui l’entouraient « comment s’y prendre », avec honnêteté, don de soi, respect et amour de Dieu et des hommes.

Chef-d’œuvre de patience, de dévouement, de valeurs chrétiennes, d’esprit pratique et de bon sens, il ne se permettait jamais de froideur ou d’indifférence, de lenteur ou de lâcheté dans le service,

il contribuait, de toutes ses forces et de tout son pouvoir, à faire évoluer la société où il se trouvait.

Il aurait pu être pasteur à Strasbourg la somptueuse et prospère ville protestante où il avait été formé   mais il a choisi de servir là où personne ne voulait aller, dans un trou perdu, coupé du monde ;

il aurait pu se contenter de « faire ses heures », non, il s’est donné à fond et s’est intéressé à chacun ;

il aurait pu le faire pour de l’argent, non, il y a « mis de sa poche » pour construire des écoles ;

il aurait pu se limiter à prêcher, non, il a retroussé ses manches, payé de sa personne, rejoint chacun par amour pour Dieu, et pour « élever », en son nom, le peuple démuni et misérable de cette vallée.

« Que Dieu vous soit tout, et plus que tout », disait-il, et tout devient possible ! Il l’a démontré.
« Jésus est mort pour nous, vivons pour lui », disait-il ! Il l’a fait sans compter, de tout son cœur.

« Obtenez, par vos prières, disait-il, que vous puissiez l’aimer de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos forces » ! Il savait que là est la source d’un service excellent, bienfaisant et béni.

Par amour pour Dieu et pour ses frères, Oberlin « visait l’excellence ». Il l’a obtenue !

Sa devise ne pourrait-elle devenir la nôtre : « tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait » !

 C’est avant tout une « affaire de cœur » !

Tant d’exemples, dans la Bible, nous le confirment, en voici quelques-uns :

quand les juifs donnèrent pour construire le tabernacle, ils le firent «d’un cœur généreux» (Ex. 25)
– quand ils bâtirent le tabernacle, ce sont des hommes « sages de cœur » qui y mirent « toute »
leur compétence, leur habileté pour faire « tout » ce que Dieu avait ordonné, « comme » Il l’avait
demandé, et « de + », dis le texte, « avec art » (Ex 31)
– quand David « eut à cœur » de bâtir un temple pour Dieu à Jérusalem, Dieu lui dit : « tu as bien
fait d’avoir cela à cœur » (2 Chron.6:8)
– quand David et les chantres entraînèrent la louange, « ils célébrèrent l’Et. de tout leur cœur»,
– quand le peuple de Dieu revint vers Dieu, sous le roi Ézéchias, ce sont les Lévites qui eurent « le
plus à cœur » de se sanctifier, de remettre leur vie «en ordre» pour « bien servir » (2 Chron 29:34)
– à la même période, il est aussi dit du roi Ezéchias  lui-même que dans toute l’œuvre qu’il avait
entreprise pour le culte de la maison de Dieu, « il recherchait son Dieu » et « agit vraiment de
tout son cœur » ; grâce à cela, il eut du succès.» (2 Chron. 31:21)

Avez-vous remarqué : c’est toujours et avant tout du cœur que provient l’excellence dans le service.
Un cœur aimant Dieu et le prochain produit discernement, sagesse, spontanéité, habileté, générosité.

C’est + au cœur qu’à l’apparence que Dieu regarde, c’est ce qu’il apprécie, c’est ce qui fait différence.

N’a-t-il d’ailleurs pas dit, par la bouche de Moïse,  :
« Maintenant Israël, que demande de toi l’Éternel ton Dieu,
si ce n’est que tu le craignes et marche dans toutes ses voies,
« que tu l’aimes, et le serves de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deut10)
Amen !

Mes amis, quoi que l’on fasse, il y a toujours « ce que l’on fait », et « la manière dont on le fait »,
« de tout son cœur » ou « superficiellement »,
par « amour » pour Dieu et nos frères, ou « par intérêt, par obligation ou par routine ».

L’excellence » est avant tout une « affaire de cœur ».

le « meilleur » pour Dieu, pour les autres :

Ce n’est pas parce que c’est pour l’Eglise, que ça doit être négligé, au contraire !
Parce que c’est pour la gloire du Seigneur, cela devrait être le meilleur, le + précieux,

avec fidélité, + ardeur, + zèle, une « persévérance à bien faire » comme disent les apôtres :

– « faites tout, de tout votre âme, comme pour le Seigneur, non pour des hommes » (Col 3:23)
– « tu es maintenant au Seigneur qui s’est donné pour toi, sois zélé pour les œuvres bonnes»Tite2:14
– « il est bon d’avoir du zèle pour le bien, de donner le meilleur, en tout temps » (Gal.4:18)
– « sers + un esprit de service ; donne + simplicité ; préside + empressement et zèle ; viens en aide                     + joie ; sois bouillant par l’Esprit » (Rom.12:7-8), cela découle de cette nouvelle mentalité reçue.
– « montre ton amour pour son nom par les actes que tu accomplis et par les services que tu rends
aux chrétiens ; Dieu apprécie, Il ne les oublie pas » (Héb. 6:10)

Le meilleur donc, le plus beau, le mieux possible, avec tout mes dons, mon zèle, mon amour,
parce que c’est pour le Seigneur et pour mes frères ! Amen ?

J’aime entendre David dire :
«  je n’offrirai pas à Dieu d’offrandes qui ne me coûtent rien » (2 Sam.24:24)

cela signifie : « cela aura un prix, en argent, en temps, en excellence,
et je veux le faire ainsi, parce que c’est pour Dieu ! »

Oh, que ce soit pareil pour nous !

Je lis toujours avec joie cette autre page de l’Histoire d’Israël,
au retour de la déportation, en 445 avant J-C :
les défis étaient énormes, tout était à rebâtir, de quoi baisser les bras, mais un amour, une vision renouvelée, une passion, un enthousiasme les ont saisis et les ont unis, coude à coude, pour servir :
« ils prirent à cœur le travail », « l’un et l’autre, jeunes et vieux, engagés dans ce grand projet de
reconstruction, 15 x il est écrit « l’un à côté de l’autre », 15 x « l’un derrière l’autre »,
humblement, prenant chacun leur part, et même … « ils firent de plus », « avec ardeur », « sans
compter » (Néhémie 3).

Que c’est beau !

Pourrions-nous envisager de cette manière l’avenir de notre Eglise, le projet «5 pains – 2 poissons»?
« je suis + toi, derrière toi, mon frère, ma sœur » ;
« voilà, c’est fait, qu’est-ce que je peux encore faire d’autre » ?    [Wouawh !]

Pratiquement :

Dans notre « manière » de voir les besoins et d’y répondre, de regarder les gens, de les rejoindre,
de prier, de nous engager, d’inviter, d’accueillir, de présider une réunion, de présenter l’évangile,
de chanter, de jouer d’un instrument, de donner, de gérer les offrandes, de veiller sur les + démunis, de préparer un repas, de servir, de faire la vaisselle, de nettoyer les locaux, de faire les travaux,
de nous occuper des enfants, de préparer la Cène, de communiquer, de gérer le Site, de visiter,
de rechercher ceux qui ont abandonné, de témoigner, d’encourager, de méditer la Parole de Dieu chaque jour, de la mettre en pratique, de faire des disciples … faisons-le bien, le mieux possible,
de tout notre cœur, par amour pour les gens, par honneur pour Dieu, pour la gloire du Seigneur.

Merci, frères et sœurs, pour ce que vous faites déjà.
Faites-le de plus en plus, de mieux en mieux.

N’oubliez pas : « tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait ! »

Appel :

Colossiens 4:17

« Dites à Archippe :
prends garde au service que tu as reçu du Seigneur, afin de bien le remplir ! »

Qui est Archippe ?

– C’était un chrétien de l’Assemblée de Colosse, en Turquie.

– Aujourd’hui, c’est toi, c’est moi, c’est nous ensemble, de l’Assemblée de Ransbèche.

Que devait-il entendre ?

– « Fais attention, sois sérieux,
tu as un don, un service à rendre, c’est le Seigneur qui te l’a confié ;
ne sois pas négligent, ne t’attends pas à ce qu’un autre le fasse à ta place,
fais-le, fais-le maintenant, et fais le bien ! ».

– C’est ce que le Seigneur nous dit aujourd’hui à chacun :

« prends garde au service que tu as reçu du Seigneur,
afin de « bien le remplir » !

Je pense qu’Archippe a reçu « 5 sur 5 » ce message, et en a tenu compte,
puisque Paul écrira quelques temps plus tard à son ami Philémon, (Philémon 1 :2) :
«salue bien Archippe, notre compagnon de combat, et l’église qui est dans sa maison» !
Quel progrès !

Merci Seigneur pour ta patience, ta persévérance, ton œuvre dans sa vie,
et dans celle de bien d’autres au travers de sa vie consacrée, de ses dons utilisés, son beau service!

Qu’il en soit ainsi dans la nôtre, bien-aimés,

pour la croissance en nombre, en fidélité, en maturité de notre Assemblée,

son témoignage, son impact, son rayonnement,
pour la seule gloire de notre remarquable Serviteur,
notre fidèle Sauveur et Maître, Jésus-Christ.

Amen !